| 30 janvier 1879, 1L15, p.
449
Adjonction d'un 6e élève externe aux deux services
de chirurgie de Ménilmontant
"[...] Considérant qu'en raison de l'éloignement
de cet hôpital les chefs de service et particulièrement
les chirurgiens n'ayant pas d'élèves stagiaires ne sont
assistés dans les soins à donner aux malades que par leurs
élèves internes et externes. Considérant d'ailleurs
que le nombre de lits existant dans les services de l'hôpital
de Ménilmontant justifie l'augmentation de personnel qui est
demandé. Emet l'avis qu'il y a lieu : d'adjoindre un 6e externe
à chacun des deux services de l'hôpital de Ménilmontant
[...]"
3 février 1879, 1L15, p. 464
Allocation d'une indemnité de
déplacement aux internes
en médecine et en chirurgie et aux internes en pharmacie de
l'hôpital
de Ménilmontant
"[...] Considérant que ces élèves sont astreints,
pour suivre d'une part les cours de la faculté et de l'amphithéâtre
d'anatomie, d'autre part ceux de l'école de pharmacie, à
des déplacements quotidiens que l'éloignement de l'hôpital
et la difficulté de communications rendent onéreux. Qu'il
est équitable de leur donner les moyens de compenser le surcroît
de dépenses qui résulte pour eux de cette situation. Emet
l'avis qu'il y a lieu d'accorder à chacun des internes en médecine
et en chirurgie et à chacun des internes en pharmacie de l'hôpital
de Ménilmontant, à partir du 1er février 1879,
une indemnité annuelle de 300 F soit de 25 F par mois à
titre de frais de déplacement [...]."
24 mai 1879, 1L15, pp.
550-551
Proposition d'élever le chiffre des indemnités allouées
aux internes de l'hospice de Bicêtre, des Incurables et de la
Maison des ménages au taux de l'indemnité accordée
aux internes de l'hôpital Tenon
"[...] Considérant que ces élèves sont astreints,
pour suivre les cours de la Faculté ou de l'école de pharmacie,
à des déplacements quotidiens que l'éloignement
des établissements et la difficulté des communications
rendent onéreux. Qu'il est équitable de leur donner les
moyens de compenser le surcroît de dépenses qui résulte
pour eux de cette situation. Emet l'avis qu'il y a lieu d'accorder à
chacun des internes en médecine et en chirurgie et à chacun
des internes en pharmacie de l'hospice de Bicêtre, ainsi qu'aux
deux internes de l'hospice des Ménages une indemnité annuelle
de 300 F soit de 25 F par mois à titre de frais de déplacement
; d'augmenter de 200 F l'indemnité annuelle de 100 F qui est
attribuée aux trois internes de l'hospice des Incurables et qui
sera ainsi portée à 300 F [...]."
12 juin 1879,
1L15, pp. 570-572
Proposition de confirmer la délibération par laquelle
le Conseil a émis l'avis de repousser les demandes présentées
par les femmes étudiant la médecine d'être admises
à prendre part au concours de l'externat
"M. le Dr Moutard Martin lit le rapport qu'il a été
chargé de présenter sur la question de savoir si les femmes
peuvent être admises à concourir pour les places d'externes
et d'internes dans les hôpitaux. Le rapport conclut dans le sens
de la négative. M. le Directeur fait remarquer que M. Moutard
Martin semble lui faire un reproche de ne s'être pas prévalu
de l'avis du Conseil émis en 1871 sur cette question pour résister
aux demandes d'inscription des femmes étudiantes et d'avoir simplement
opposé à ces demandes la fin de non-recevoir résultant
de la clôture du registre d'inscription. C'est là une erreur.
Seulement en présence des instances venant de divers côtés
et du Ministère même, il lui avait semblé nécessaire
de demander au Conseil un nouvel avis sur cette question que la clôture
du registre lui permettait d'ajourner à un an.
M. Nicaire dit que la France est le seul pays d'Europe où les
femmes puissent conquérir le titre de docteur et exercer officiellement
la médecine. Il considère la femme médecin comme
une véritable anomalie et verrait le plus grand inconvénient
à les admettre dans les hôpitaux autrement que comme stagiaires.
M. Lafont déclare que la question lui paraît assez intéressante
pour mériter un examen plus approfondi. Il désirerait
qu'une résolution ne fut pas prise sur de simples préventions.
Après une courte discussion, le Conseil adopte les conclusions
du rapport de M. Moutard Martin. M. Lafont demande que le procès
verbal consigne la réserve qu'il fait de son opinion sur
cette question.
Le Conseil. Vu le mémoire par lequel M. le Directeur expose que
des dames étudiant la médecine ayant, encore une fois,
sollicité l'autorisation de concourir pour l'externat, la question
sur laquelle le Conseil a été déjà appelé à délibérer dans la séance du 2 novembre
1871, se trouve soulevée de nouveau. [...] Considérant
que les motifs qui ont fait repousser cette admission subsistent toujours.
Que si l'administration peut et doit faciliter aux femmes étudiant
la médecine les moyens de suivre la pratique des hôpitaux,
elle ne saurait cependant les admettre à concourir pour l'externat
en leur laissant ainsi la faculté d'obtenir le titre d'interne.
Qu'en effet l'introduction des femmes en qualité d'internes dans
les hôpitaux serait absolument incompatible non seulement avec
l'application du règlement mais avec l'ordre et la discipline
qui doivent régner dans ces établissements. Emet de nouveau
l'avis qu'il n'y a pas lieu d'autoriser les femmes étudiant la
médecine à concourir pour l'externat dans les hôpitaux."
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