| 3 mai 1877, 1L14, pp. 586-587
Programme et conditions du concours pour l'internat à Berck
"[...] I Seront admis à concourir pour les places d'internes
à l'hôpital de Berck sur mer : 1° les élèves
externes des hôpitaux de Paris ; 2° les élèves
de 3ème année au moins qui auront fait six mois de stage
régulier dans un des services de médecine ou de chirurgie
des hôpitaux de Paris ou de province. II Le concours comprendra
deux épreuves : une épreuve écrite et une épreuve
orale. L'épreuve écrite consistera en une composition
sur un sujet d'anatomie et sur un sujet, soit de petite chirurgie, soit
de pathologie interne ou externe. Les candidats auront une heure pour
cette épreuve. L'épreuve orale aura pour sujet une question
de pathologie interne ou de pathologie externe ; cette question pourra
être relative à la pathologie infantile. La durée
de cette épreuve sera de 5 minutes. Chaque candidat aura 5 minutes
pour réfléchir sur la question posée avant de prendre
la parole. III Le jury sera composé de 3 membres : deux médecins
et un chirurgien. L'un de ces trois juges sera désigné
par le sort parmi les médecins et chirurgiens de l'hôpital
des Enfants-Malades, de l'hôpital Sainte-Eugénie et de
l'hospice des Enfants-Assistés ; les deux autres seront tirés
au sort également et seront pris parmi les médecins et
chirurgiens du Bureau central : soit deux médecins si le premier
juge est un chirurgien, soit un médecin et un chirurgien si le
premier juge est un médecin. [...]"
2 août 1877, 1L14, pp. 690-691
Au sujet d'une plainte des internes de Hôtel-Dieu
"M. Lauth entretient le Conseil d'une lettre qui a été
publiée dans certains journaux et de laquelle il résulterait
que les internes de l'Hôtel-Dieu seraient appelés à
jouir dans les nouveaux bâtiments d'un local insuffisant et insalubre.
M. le Directeur répond qu'il a vu avec regret la publicité
donnée à la plainte des internes, plainte qui n'est guère
fondée. En effet, chacun des internes est pourvu pour son logement
personnel au premier étage sur la place du parvis Notre-Dame
dans le bâtiment d'administration d'une chambre et d'un cabinet
de toilette parquetés et il est affecté au rez-de-chaussée
à proximité de la porte d'entrée et des bureaux
d'admission un poste parfaitement salubre et éclairé pour
l'interne qui est de garde et qui ne doit pas se coucher. Ce poste est
une véritable chambre parquetée avec cheminée et
calorifère ventilateur, pourvue d'une grande porte fenêtre
à deux battants ; elle renferme indépendamment des meubles
usuels un véritable lit sur lequel l'élève peut
se reposer pendant les rares instants où il n'est pas appelé
auprès des malades et des blessés. En contiguïté
avec cette chambre se trouve une antichambre, une grande salle à
manger, une cuisine et une grande pièce destinée à
servir de bibliothèque et de salle de réunions. Ces pièces
toutes de plain pied sont de grandes dimensions, parfaitement salubres,
elles sont bien éclairées et ventilées. Les plaintes
ne sont pas fondées et M. le Directeur qui a bien reçu
une réclamation des élèves à ce sujet engage
vivement MM. les Membres du Conseil qui ne connaissent pas encore les
localités critiquées à aller les visiter. [...]
M. Marbeau exprime le regret de voir trop souvent certains journaux
entretenir le public en ce qui concerne l'administration de l'assistance,
de plaintes et de griefs le plus souvent mal fondés. Mais dans
la circonstance, ce qui est encore plus regrettable, c'est que des jeunes
gens qui relèvent de l'administration et lui doivent respect
et considération aillent entretenir le public de prétendus
griefs alors que ni les Conseils ni les autorités qui surveillent
l'administration n'ont reçu aucune communication de leurs plaintes.
Les auteurs de la communication faite aux journaux ont bien compris
ce qu'il y avait de blâmable dans leur procédé puisqu'ils
se sont retranchés derrière l'anonymat. [...]" |